Archive for ◊ June, 2009 ◊

• Sunday, June 28th, 2009

Si vous n’avez pas encore decidé ou passer vos vacances laissez vous guider par le son des festivals. Cet été à partir du premier weekend de juillet, les villes et les plages européennes vont vous offrir une excellente fête de la musique.

On vous recommande notamment de découvrir à cette occasion une ville polonnaise Gdynia. Depuis quelques années, au mois de  juillet, à l’aéroport de Gdynia-Kosakowo se déroule un des meilleurs et plus grand événements de musique en Europe - Heineken Open’er Festival, qui attire plus de 100 mille personnes pour trois jours de concerts avec  les meilleurs artistes du moment. Cet année du 3 ou 5 juillet vous pourrez y rencontrer  Arctic Monkeys, Basement Jaxx, Gossip, The Kooks, Moby, Duffy, Lily Allen, Kings of Leon, Placebo, The Prodigy, Buraka Som Sistema, Izrael, Madness, Faith No More, Pendulum.

Hasard du calendrier… ce même weekend Gdynia va accueillir non seulement des amateurs de bonne musique mais aussi des passionnés de navigation. Les courses annuelles The Tall Ships’ Races attirent les plus beaux bateaux à voille et les plus grands navigateurs du monde.  Gdynia est appelle « la capitale polonaise de navigation ». Les conditions pour pratiquer ce sport y sont effectivement excellentes : une marine (port de plaisance) moderne avec une base d’appui confortable, bien équipée, indispensable aux navigateurs fatigués et un bassin attractif en Baie de Gdańsk pour les régates.

Parmi le nombre d’avantages que compte Gdynia se trouvent sans aucun doute… ses bons voisins. Les touristes en vacances à Gdynia peuvent profiter de l’occasion pour visiter les autres centres du Triville (Gdynia, Gdansk, Sopot) ou… Karlskrona, ville suédoise, à 9 heures de trajet en ferry, ou Kaliningrad en Russie, à 1 heure et demie en hydrofoil… Gdynia, Sopot et Gdańsk se complètent parfaitement: Gdańsk représente 1000 ans d’histoire, Sopot est une station balnéaire, Gdynia - la plus jeune des trois - offre le plus grand littoral de mer et… le plus grand nombre de jours de soleil dans l’année de toutes les villes polonaises. La région de Kachoubie, toute proche, est belle toute l’année avec ses nombreux lacs et les forêts compactes, d’un accès facile et confortable.

Si vous n’étes toujours pas  inspirés, vous aurez d’autre choix. Voici une liste des meilleurs festivals en Europe:

AUTRICHE, Frequency Festival, Salzburg, 20-22 Août:  The Prodigy, Bloc Party, Pendulum, Kasabian.

BELGIQUE, Rock Werchter, 2-5 Juillet : Coldplay, the Killers, Elbow, the Prodigy.

BULGARIE, Spirit of Burgas, Burgas, 16-18 Août: Sisters of Mercy, Asian Dub Foundation, Bonobo et  top DJs comme Chris Liebling and Groove Armada.

DANEMARK, Roskilde, 2-5 Juillet : Pet Shop Boys, Kanye West, Coldplay, Nine Inch Nails, Fleet Foxes.

FRANCE, Eurockeennes, Belfort, 3-5 Juillet : Pete Doherty, Kanye West, The Ting Tings, Slipknot et beaucoup plus.

ALLEMAGNE, Melt, Ferropolis, 17-19 Juillet: Oasis, the Gossip,Aphex Twin, Digitalism.

HONGRIE, Sziget, Budapest, 12-17 Août : Bloc Party, Cold War Kids, Kasabian, Klaxons

IRELANDE, Electric Picnic, Stradbally Estate , 4-6 Speptembre: Sigur Ros, My Bloody Valentine, The Sex Pistols, Underworld.

POLOGNE, Open’er, Gdynia, 2-5 Juillet : Kings of Leon, Arctic Monkeys, The Kooks, The Prodigy, Gossip.

ROMANIE, B’estfest, Bucharest, 4-6 et 11 Juillet : The Killers, Moby, Orbital, Franz Ferdinand, Santana, Motorhead, The Charlatans, Klaxons, Thievery Corporation, the Ting Tings

SERBIE, Exit, Novi Sad, 9-12 Juillet : Arctic Monkeys, Moby, Kraftwerk and superstar DJs like Carl Cox and Sasha.

SLOVAKIE, Pahoda Festival, Trenčín, 16-18 Juillet : the Klaxons, Travis, Basement Jaxx along with the likes of Tunng, The Whip, Ojos de Brujo and Does it Offend you, Yeah!

ESPAGNE, Fiberfib, Benicassim,  16-19 Juillet : Kings of Leon, the Killers, Oasis.

SUEDE, Way Out West, Gothenburg, 14-15 Août : Anthony and The Johnsons, Bon Iver,  Arctic Monkeys, My Bloody Valentine, Lilly Allen.

• Sunday, June 14th, 2009

A l’heure du 20eme anniversaire de la chute du communisme dans l’Europe de l’Est, les regards se tournent plus souvent vers le passé. Les souvenirs évoquent une multitude de sentiments, un sourire ou de la nostalgie chez certains, du dégoût chez les autres… Néanmoins le temps est venu de réfléchir à l’influence d’un demi-siècle d’expérience communiste sur notre actuelle identité nationale.

Si nombre d’historiens et d’hommes politiques ont pu détailler avec précision les événements de l’époque et apporter de précieux commentaires, il est en revanche beaucoup plus difficile d’imaginer et de comprendre les problèmes de la vie quotidienne des simples citoyens. La situation économique désastreuse, les lois absurdes, la censure et l’hypocrisie du gouvernement socialiste qui cachait ses échecs derrière la propagande du succès - voilà la réalité folle à laquelle les Polonais devaient faire face au quotidien. Cette expérience extrême a évidemment imprimé sa marque à l’actuelle culture du pays.

Pour mieux comprendre l’absurdité de la vie sous le régime communiste on peut faire référence à ces films cultes de l’époque, qui illustrent de façon implicite (à cause de la censure) des situations grotesques de la vie d’un ‘homo sovieticus’ en République Populaire Polonaise. Le maitre de cette critique du système cachée derrière les symboles, allusions et sous-entendus est le cinéaste Stanisław Bareja dont le film ‘Miś’ (’Ourson’) et la série ‘Alternatywy 4′ sont  devenus les icônes de l’époque.

La réalité folle de l’époque communiste

Le héros principal du chef-d’œuvre de Bareja ‘Mis’ - Ryszard Ochódzki, président du club sportif ‘Arc-en-ciel’, connu sous le nom de ‘Miś’ (’Ourson’), est un homme emblématique dans le système communiste. Il est opportuniste, hypocrite et il abuse de son pouvoir à des fins privées. Bareja montre tout un éventail de personnages créés par le système socialiste qui ont tous un trait commun - la capacité à s’adapter aux absurdités du système.

Comme la situation économique de la République Populaire Polonaise était catastrophique, marquée par un manque permanent de produits de base, les citoyens devaient faire face à des conditions de vie particulièrement éprouvantes et mettre en œuvre leur créativité étonnante pour se procurer des biens difficilement accessibles sur le marché local. Bareja montre l’excellent fonctionnement du marché noir. Une vendeuse dans un kiosque de presse s’avère être une commerçante avisée qui propose un produit tant désiré- la viande et pour communiquer avec ses clients utilse un code spécial- les titres des magazines signifient les types des viandes vendues : «Politechnik» (Polytechnique) devient l’équivalent du porc et «Poradnik spaleologiczny» (Guide spéléologique) signifie du foie. 

L’aptitude à contourner les règles, ou à s’arranger concerne également les représentants du pouvoir communiste - la police. Dans une scène, un policier (milicjant) arrête le conducteur du chariot rempli de sapins et lui propose un échange particulier - le paysan échappera à une amende s’il donne un sapin au fonctionnaire. L’événement devient plus grotesque quand celui-ci propose d’échapper à une deuxième amende en échange d’un autre sapin pour son cousin…

L’art de la « combine » transforme la société en une mascarade généralisée, en un arrangement perpétuel avec les lois et les codes, où celui qui fait preuve d’inventivité aura gain de cause.

Tous sont égaux ?

Ainsi il est incontestable que les Polonais restent toujours très méfiants par rapport à leur gouvernement et à toutes les institutions de l’autorité centrale et locale. La série télévisée, ‘Alternatywy 4′ mise en œuvre par Bareja en 1983 peut servir comme une excellente illustration de ce trait national des Polonais.  L’action de la comédie se déroule à Varsovie, rue Alternatywy 4 où un nouvel immeuble vient d’être construit. A l’époque du communisme les appartements étaient distribués par les autorités locales et il n’était pas rare que pour obtenir le droit au petit studio il fallait attendre une décennie. Les critères de la distribution n’étaient jamais objectifs et les appartements étaient très souvent attribués aux amis et familles des fonctionnaires publics, qui de leur part se considéraient comme des citoyens supérieurs aux autres.

Les locataires de l’immeuble Alternatywy 4 viennent de milieux sociaux très différents - il y parmi eux le professeur de l’université, l’ouvrier, l’homme politique important, l’agriculteur, le retraité. Le personnage central est un concierge, Stanisław Anioł, qui veut être considéré comme un fonctionnaire important et gagner l’autorité en surveillant et en organisant la vie sociale des locataires. Anioł devient vite un despote et l’ennemi public de tous les locataires, impuissants face à l’autorité du fonctionnaire de l’Etat. Monsieur Kołek, le médecin, est le chanceux qui a obtenu le droit à l’appartement. On le voit à l’hôpital - très typique pour son époque - faute d’espace les patients sont placés dans les couloirs. Un des malades se plaint d’avoir mal à la tête mais l’infirmière lui explique que le médecin vient d’obtenir le droit à l’appartement donc il n’y aura pas de temps pour l’examiner. Le malade désespéré, pour se faire soigner donne au médecin ses coupons pour les biens de luxe. L’infirmière prétende de ne pas avoir vu ce pot de vin… La scène est une représentation excellente de la réalité des services médicaux en Pologne. La plupart des Polonais restent toujours convaincus que le médecin s’attend au pot de vin pour prendre soin d’un malade et dans les cas extrêmes les gens sont même capables de prendre un crédit bancaire pour honorer un médecin.

La survie dans un monde qui est devenu fou n’était possible que grâce à une grande inventivité pour recréer les impressions de la normalité en exploitant les marges de liberté laissées par le système. Tel était aussi le sort des artistes à qui la censure ne permettait pas de créer librement. Stanisław Bareja a maîtrisé à perfection l’art de communiquer avec un spectateur polonais en ridiculisant de façon très habile les pouvoirs de la République Populaire Polonaise. Il fait un clin d’œil au public polonais vivant dans un pays où le capitalisme était un péché grave, en forçant Ochódzki, le président du club sportif,   à mettre en garde les membres de son club partant dans un pays capitaliste pour qu’ils ne soient pas ‘aveuglés par les avantages de ce pays’. Dans une autre scène, on voit la réunion de l’équipe du film qui ressemble énormément aux réunions du parti communiste. Leurs propos portent tous les traits caractéristiques du langage des dirigeants communistes : l’ordre des mots dans les phrases est chaotique, les paroles sont pleines de néologismes bizarres et elles sont dépourvues de sens. Bareja va même plus loin : il fait allusion au Premier secrétaire Edward Gierek en mettant dans la bouche de Ryszard Ochódzki la question célèbre de Gierek : ‘A jak w waszym życiu osobistym ?’ (Comment ça va dans votre vie privée ?).

Dans le film de Bareja les moqueries de l’absurdité du système socialiste ne s’appuient pas seulement sur la langue mais aussi sur le symbolisme. Quand dans le film «Miś» tous les tramways tombent en panne, les médias se mettent à présenter cet événement comme la manifestation de la bonne volonté du gouvernement - ‘c’est évident qu’aller à pied est bon pour notre cœur’. On établit même la ‘Fête du passager qui marche’ pour commémorer cette tentative des bienfaiteurs communistes d’améliorer la santé des citoyens. C’est une référence claire à la propagande du succès sous le régime socialiste.

Ce qu’il reste de ces années…

Que ca nous plaise ou pas, le fait est, qu’on a été tous formés par la culture dans laquelle on a grandi. L’esprit de la culture régionale, nationale ou supranationale résulte de l’expérience commune de la société. Afin de le comprendre il faut d’abord connaître les conditions dans lesquelles l’esprit de la communauté s’est formé. Ainsi il est impossible de bien comprendre l’esprit de la culture polonaise, sans faire référence aux  plus de quarante ans d’une incroyable expérience du communisme. Malgré toutes les absurdités politiques et sociales, les Polonais se sont adaptés aux conditions et développés des attitudes et approches spécifiques transmises d’une génération à l’autre. Par conséquent, bien que les jeunes Polonais soient de plus en plus influencées par la culture occidentale, bien qu’on fasse tous partie du ‘global village’, on ne peut pas nier qu’il y ait toujours certains éléments propres à la culture polonaise qui résultent de l’époque du communisme.

En conclusion, «l’esprit de la culture polonaise» tel qu’elle se manifeste encore aujourd’hui s’exprime bien dans la célèbre expression polonaise : ‘Polak potrafi !’ (Le Polonais sait se débrouiller.) La réalité communiste absurde dans laquelle les Polonais essayaient de mener une vie normale a forgé cette capacité d’adaptation. Toutefois celle-ci n’est pas synonyme de soumission et d’acceptation passive du cours des événements. Au contraire, dans le cas des polonais, cela veut dire utiliser tout les sens de la créativité pour se débrouiller dans des situations difficiles et avoir un esprit  critique qui se manifeste par l’humour grotesque.

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• Wednesday, June 10th, 2009

20 ans après l’effondrement du bloc soviétique CNN International lance un nouveau projet «The Autumn of change» dédié à la présentation de l’Europe de l’Est et de ses transformations.

Tout au long de l’année vous pourrez découvrir des reportages sur la Pologne, la Républiques Tchèque, la Slovaquie, la Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie sur la chaîne du CNN ainsi que sur son site internet.

“The Autumn of Change” combinera émissions en direct, documentaires, images d’archives, interviews passées et présentes.

La première de la série de documentaires «The Autumn of Change» est consacrée à la Pologne. Pendant une semaine spéciale intitulée “The new Poland“, l’antenne CNN International se concentre sur une rétrospective des événements ayant bouleversé la Pologne et l’Europe de l’Est, il y a 20 ans. En 1989, la défaite du parti communiste polonais face à Solidarnosc lors d’élections historiques a entraîné la chute du communisme dans toute l’Europe centrale et orientale. CNN s’intéresse aux transformations survenues en Pologne depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui, analyse son économie, la gastronomie et la culture.

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• Wednesday, June 10th, 2009

Si vous aimez ou si vous souhaitez découvrir le théâtre nous vous proposons une très belle pièce de Nikolaï Erdman « Le Mandat » réalisée par la Compagnie Derament au sein de l’Atelier Théâtre Gérald Hubert.

Moscou 1924, 7 ans après la révolution rouge. Confinée dans un appartement communautaire avec sa cuisinière et ses deux enfants, une ancienne commerçante ruinée par la révolution, manœuvre pour marier sa fille au rejeton d’un ancien tsariste encore riche. Mais celui-ci, persuadé que la présence d’un membre du Parti dans sa famille assurerait ses arrières, exige en dot… un communiste ! Le frère de la jeune fiancée, se trouve donc contraint par sa mère non seulement à s’inscrire au Parti, mais également à se trouver des parents qui puissent confirmer une prétendue origine prolétarienne.

Comme dans tout bon vaudeville, une escalade de quiproquos et de situations burlesques embarque le spectateur dans une épopée joyeuse de presque deux heures. Une invitation à la détente !!!

4 représentations de ce spectacle sont prévues début juillet dans 2 théâtres parisiens :
- au Théâtre Darius Milhaud les 2 et 3 juillet à 20H30
80 allée Darius Milhaud, 75019 Paris , Métro : Porte de Pantin
- au Théâtre de l’Opprimé le 4 juillet à 20H30 et le 5 juillet à 20H00
78 rue du Charolais, 75012 Paris, Métro : Reuilly Diderot

Les réservations sont ouvertes et le prix des places est fixé à :
- Tarif plein : 14€
- Tarif réduit : 11€ (étudiant, chercheur d’emploi, groupe de + 10 personnes)

Si vous avez toujours rêvé de faire du théâtre L’Atelier Gérald HUBERT à Paris est le meilleur endroit pour se lancer dans cette formidable aventure.
L’Atelier Gérald HUBERT est un cours de théâtre qui s’adresse à des amateurs débutants et avancés qui ont en commun la passion du théâtre et la recherche de leur expression personnelle.

Pour plus d’information et les réservations contactez Eric Deulniau par email: eric.deulniau@free.fr ou  tel. : È +33 6 64 06 28 38

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Nous vous recommandant également une comédie de Marc FAYET  « Jaques a dit »

Jacques a dit : Rendez-vous le 22 Mai à 21 heures chez Romain.
Une soirée entre amis où il y aura profusion de chips et de révélations, mais à  minuit, après vin et vitriol à volonté que restera -t-il de leur complicité d’antan ?

Mise en scène et en couleurs : Lisiane MACCARI

Au Théatre LE VILLAGE
51 rue Clément Roassal - NICE
Du vendredi 05 Juin au dimanche 21 Juin 2009
Prix spécial pour le Cercle Copernic : 12€

Pour plus d’information et réservations contactez nous sur cerclecopernic@gmail.com

• Wednesday, June 10th, 2009

• Thursday, June 04th, 2009

Du 3 au 9 juin, le Centre tchèque de Paris propose aux Parisiens Czech In, le premier festival du cinéma tchèque.

Dix films vont être projetés pendant une semaine au cinéma L’Entrepôt (Paris 14e).

Les organisateurs  ont choisi des œuvres de réalisateurs qui représentent le mieux la jeune cinématographie et l’évolution du cinéma tchèque après la Révolution de velours de 1989. Chaque film sélectionné est unique en son genre et a vu le jour dans un contexte bien particulier.

 

Programme du festival